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Historique de l’Église de Vigneulles |

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Paroisse Saint Dominique |
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Au commencement, il y avait une église construite en 1729, à la place du jeu de quilles, près de la mairie. Le parchemin dit qu’elle fut construite sur les ruines d’une ancienne chapelle seigneuriale délabrée en 1728 et dont les structures furent réutilisées, telles qu’elles ont été cédées le 28.6.1728 à la commune par François Regnault, écuyer et Seigneur de Vigneulles, en échange de pâquis à la côte de Grelot. Avant cette église, les habitants allaient à l’église de Saffais. Mais, pour ne pas payer la moitié des frais de réparation de cette église, les Vigneullais ont déposé une réclamation pour bâtir une église neuve, à leurs propres frais, pour la commodité des habitants. Elle fut désaffectée en 1874 lors de la construction de notre église actuelle. Rachetée par des particuliers, elle a été livrée à la démolition pour la vente des pierres en 1950. Le Conseil de Fabrique de la paroisse ayant donné son accord, la construction fut confiée à l’architecte Léopold Gigout de Nancy. Les travaux furent achevés le 1.8.1877 pour un montant de 30468,29 frs. L’église sera néogothique avec une nef de quatre travées, flanquée de collatéraux, un abside de plan carré et un porche surmonté d’une flèche, plus une sacristie s’ouvrant sur le chœur. Pour la reconstruction (1875/77) le total des recettes s’élève à 31130 frs dont les habitants qui ont souscrits pour 9640 frs (dont 1141 de vitraux) et l’État une subvention de 10000 frs. Les matériaux sont de la pierre de taille de Savonnières (Meuse) et de maçonnerie pour le gros œuvre, de la brique creuse pour les voûtes et de la pierre de Blainville pour le pavé de la nef. En 1904, il faut remplacer la charpente de la nef qui menace ruine. Pendant la guerre 39/45, des réparations furent effectuées sur la toiture.
Pourquoi St Blaise et pas St Laurent dans un pays de vignoble ? St Blaise a toujours été invoqué comme protecteur des récoltes et des animaux. Il se fête le 3 février. A cette époque, ce jour était une grande fête avec procession, bannières et l’heureux élu de la confrérie restituait ce jour-là, la statue du saint, avant qu’elle ne soit confiée, pour un an, par tirage au sort, à un autre membre.
L’abbé Jardel était curé au moment de la construction de l’église, puis il y eut les abbés Dosmann et Houillon.
Nos trésors : Les consoles du 18éme siècle, rescapées de l’ancienne église, intégrées dans un emplacement spécialement prévu pour elles (là où il y a les burettes). Un autel en bois sculpté et un rétable en bois doré du 18éme siècle. St Blaise qui passait de maison en maison. Une vierge en bois doré du 18éme siècle, vierge de l’Assomption. Les 3 cloches - elles sont composées en 78 parties de cuivre rouge du chili et 22 parties d’étain d’Indonésie. La plus grosse s’appelle Franceline, pèse 517 kgs. La 2éme se nomme Geneviève et pèse 359 kgs, la 3éme Adèle et pèse 275 kgs. Elles ont retenti le 7 juillet 1877.
En 1977, le centenaire de l’église a été fêté. Le parquet était en triste état et le moral du curé aussi. Comment fêter une église en piteux état …? Mais l’argent est arrivé, le parquet aussi et des bonnes volontés du village ont afflué pour arracher, enlever les déblais, apporter sable et ciment. Chacun y a mis du sien et en deux semaines, l’église était comme neuve, parquet et bancs bien cirés. Le centenaire fût dignement fêté le 16 octobre.
Remerciements à Antoinette D. qui a bien voulu me prêter les écrits de son mari, Charles, grâce à qui j’ai pu trouver tous ces trésors. Merci beaucoup.
Aurélie L. Extrait du Bulletin Paroissial n° 6
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